Education : toujours pas une priorité !

À Toulouse, élèves, enseignants et personnels ont retrouvé le chemin de l’école dans une situation particulière. Le contexte national lié aux mouvements de protestation contre les réformes menées par Jean-Michel Blanquer, corroboré aux conditions du personnel à bout de souffle à Toulouse expliquent le légitime mécontentement grandissant.

La réforme du baccalauréat initiée par le Ministre de l’Éducation nationale n’a pas reçu l’enthousiasme des professeurs – bien au contraire. Incohérence des choix sur la suppression des filières classiques, programme scolaire modifié en catimini, les enseignants des lycées n’ont pas été épargnés.

Cette méthode du passage en force sans aucune concertation semble avoir trouvé écho à Toulouse. Depuis que le personnel éducatif toulousain a interpellé il y a près d’un an le Maire de la ville sur leurs conditions de travail, la porte est restée close. Le slogan de la majorité « l’éducation, notre priorité » engage donc seulement ceux y croient.

La majorité qui a pour habitude de scander qu’il y a 1 ATSEM par classe à Toulouse, est vite rattrapée par le principe de réalité. Si le nombre d’ATSEM est certes supérieur au nombre de classes, ces agents sont souvent amenés à cumuler les fonctions du périscolaire, de cantine et des temps d’accompagnement des enfants en classe. Pas toujours remplacés en cas d’arrêt maladie, leurs conditions ne s’améliorent pas et les premières victimes de cette situation restent évidemment les enfants.

Enfin, la masse salariale du service municipal de l’Education évolue continuellement à la hausse en raison de l’âge et de l’expérience des agents, ainsi qu’en raison d’un effectif toujours croissant des élèves. Mais l’augmentation de ce budget n’a été que de 1,01 % entre 2017 et 2018. L’augmentation globale de la masse salariale de la Ville de Toulouse est, elle, de 1,15 %, ce qui est déjà largement en deçà du coût de la vie.

Comment croire que l’éducation est une priorité ?