Ethique en toc ?

Dès 2015, les nombreux « pas de coté » des élus de la Majorité ont poussé la Municipalité à adopter une charte de déontologie afin d’écrire noir sur blanc les droits et devoirs des élu.e.s toulousain.e.s en matière d’éthique et de probité. Cette charte a été renforcée par la création d’une commission ad hoc destinée à la mise en œuvre concrète des préconisations.
Mais force est de constater que ce texte n’est pas suffisant !

En effet, depuis son adoption, de nouvelles affaires impliquant des élu.e.s de la majorité sont apparues. Là, une élue qui a été forcée de démissionner car elle a renseigné, par sms, un candidat lors d’un jury d’Urbanisme. Ici, un élu qui tient des propos indignes sur une radio étrangère. Sans parler de ces élus qui sont allés à une manifestation religieuse à Lourdes arborant leur écharpe tricolore.

Enfin dernièrement, l’Association Anticor Contre la corruption, Pour l’éthique en politique, aurait saisi le parquet sur une affaire de corruption impliquant un élu de la majorité.

Ces multiples entorses portent le discrédit sur l’ensemble des élu.e.s et peuvent laisser penser que cela est monnaie courante.

Comment ne pas faire le lien avec les scandales qui ont éclaté à Tisséo l’an dernier ? La démission soudaine du Président de son conseil scientifique pour risque de conflits d’intérêts. La précipitation avec laquelle de nouveaux marchés concernant la 3ème ligne de métro ont été relancés suite aux alertes de la Cour Régionale des Comptes. Tout cela semble indiquer que toutes les règles de déontologie n’avaient pas été respectées.

Outre le fait qu’il semble incroyable qu’il faille écrire une telle charte, rien ne remplacera l’éthique personnelle ni l’exemplarité des élu.e.s ; a fortiori s’ils prétendent diriger les affaires de la Cité.