TBS et Place de l’Europe : une faute politique

S’il y a un exemple emblématique de manque d’anticipation, de manque de vision et même de méconnaissance des besoins des acteurs toulousains, ce sont bien les projets de la place de l’Europe et de Toulouse Business School (TBS). Il était de notoriété publique que TBS cherchait depuis plusieurs années à s’étendre et à se renforcer  sur le site qu’il occupe actuellement boulevard Lascrosses.

Or, la majorité municipale a saisi sans réflexion ni concertation l’opportunité de l’offre d’une école numérique, laquelle,  pour s’installer à proximité  de TBS, a proposé de troquer des locaux municipaux (déplacés à Borderouge) contre un projet sur le site de la place de l’Europe.

Après de nombreuses hésitations et modifications, le projet définitif occupera 1/3 de l’espace public de la place de l’Europe et l’installation de bâtiments, non prévus au départ, qui dépassent largement le seul projet de l’école !  Et malgré la forte opposition et l’inquiétude des riverains qui déplorent la disparition d’un espace public, le passage se fera en force.

Mais la cerise sur le gâteau est la manière de répondre aux besoins pourtant totalement légitimes de TBS. Alors qu’il aurait été possible, dans la mesure où les services de la ville devaient déménager, de négocier avec TBS et de construire un projet sur site répondant à leurs besoins, le choix a été de faire plaisir à un opérateur privé.

Pour se faire pardonner, Jean-Luc Moudenc et son équipe ne trouvent pas mieux que de permettre, via « Dessine-moi Toulouse » une solution au « chausse pied » qui étouffe un espace déjà très contraint depuis des années,  avec notamment les palais des sports. Le comble est que,  en plein processus de décision, alors que plusieurs équipes ont proposé des projets, on change les règles du jeu et le maire décide de façon arbitraire d’arrêter le processus pour un échange direct avec TBS car celui-ci n’était certainement celui qui recevait l’adhesion de la majorité des riverains,  pour les personnes qui suivaient de très près le projet.

Cette majorité fait donc fi des avis et même de ses propres dispositifs, avec un seul objectif : plaire aux partenaires davantage qu’aux toulousaines et toulousains.

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