Qualité de l’air à Toulouse : il y a urgence !

La qualité de l’air à Toulouse est de plus en plus préoccupante. C’est pourtant un enjeu majeur pour la santé publique. Dans une récente étude, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) classe Toulouse dans le top 10 des villes les plus polluées de France.

Pour autant, aucune politique ambitieuse n’est avancée pour relever les grands défis environnementaux. Le nouveau Plan local d’urbanisme intercommunal et habitat (PLUiH) ne semble guère s’en soucier. En effet, il impose davantage de places de stationnement dans les projets immobiliers, ce qui aura pour conséquence d’accroitre le nombre de voitures en ville, y compris dans les quartiers où l’offre de transport en commun est satisfaisante. Le plan de déplacement urbain (PDU), quant à lui, n’offre pas véritablement d’alternative à la voiture et ne répond pas à l’urgence.

Les pics de pollution se multiplient depuis plusieurs mois, et ce malgré les mesures mises en place par la préfecture. Aucune politique publique n’est définie pour lutter efficacement contre les particules fines, qui mettent en danger notre santé. Il est donc urgent d’agir.

A Toulouse, de nombreux polluants ont été détectés, qui agissent sur le système respiratoire, cardiaque et nerveux. Une étude a été lancée à la demande de l’État afin de définir. Elle n’est pas à la hauteur de la solution globale et radicale qu’exige la situation : déplacer le problème ne signifie en aucun cas le résoudre.

Sous le précédent mandat, Pierre Cohen et son équipe avaient pris des mesures fortes visant à réduire la pollution à Toulouse, avec notamment la piétonisation du centre-ville et le recul de la circulation de transit. Autant de mesures qui font aujourd’hui la quasi-unanimité parmi les habitants et qui sont pourtant parfois remises en cause par la majorité municipale.

Les nombreuses annonces et coups de communication cachent en réalité de grandes lacunes. L’urgence de la pollution n’est en définitive jamais traitée. La troisième ligne de métro annoncée n’entrera en fonctionnement au mieux que dans une quinzaine d’années. Pendant ce temps, les voitures continueront de circuler et d’émettre des gaz polluants. Des mesures fortes doivent être prises pour développer l’offre de transport en commun rapidement, et ainsi limiter les effets de la pollution. Dans la quatrième ville de France  la municipalité manque à cet égard cruellement d’ambition.