Communiqué de presse – Conseil de la Métropole du 8 novembre 2018

En propos liminaires Pierre Cohen, Président du Groupe Génération.s, Socialisme et Ecologie de Toulouse Métropole, a réaffirmé ses interrogations sur la 3ème ligne de métro. Contrairement à ce que la Mairie affirme, elle n’est pas la réponse urgente aux problèmes de circulation que nous connaissons car son tracé n’est pas en adéquation avec les habitudes de déplacements qui provoquent la saturation, il ne correspond pas au corridor des populations en expansion. « Il faut arrêter l’intox sur ce dossier. L’enjeu des transport est vital pour notre Métropole » a-t-il ajouté.

Pierre Cohen a remercié Jean-Luc Moudenc d’avoir changé d’avis et d’avoir permis la venue de La Machine à Toulouse. Les 900 000 personnes qui se sont massées pour assister à la déambulation du Minotaure sont bien la preuve du rôle que jouent les arts de la rue. « Au delà de la culture, ils font se rencontrer des gens venant de différents horizons et permettent de vivre la ville et l’espace public autrement » a-t-il souligné.

Enfin Pierre Cohen a souhaité renouveler son vœu que la Toulouse et la Métropole gèlent la vente de leurs biens immobiliers quand ces derniers pourraient accueillir, dans l’urgence, les trop nombreuses personnes qui sont à la rue. « Je propose l’organisation d’une table ronde sur le sujet à l’initiative de la Métropole avec l’État et tous les acteurs concernés, DAL, 115, Toulouse Métropole Habitat » a-t-il conclu.

A l’occasion de l’étude du rapport 2017 de la Commission Intercommunale d’Accessibilité, Claude Touchefeu a constaté que les gros efforts pour rendre conforme les grands établissements recevant du public ont été reportés dans les dernières années de programmation, c’est à dire jusqu’en 2025. Elle a souhaité connaître les raisons de ces reports. « Les objectifs de mise en conformité, votés les années passées, pourront ils être atteints ? » s’est-elle inquiété.

A propos du rapport du délégataire des services d’eaux et d’assainissement Véolia, Claude Touchefeu a souligné l’opacité des comptes rendus financiers qui ne reflètent pas la réalité des comptes de l’exercice ; elle souligne que les bénéfices qui sont certainement sous-estimés ne sont pas négligeables et illustrent bien que la gestion en régie de l’eau et de l’assainissement permettraient de réinvestir ces bénéfices dans l’intérêt des usagers.

Lors de la présentation du rapport de développement durable 2018, Isabelle Hardy a réaffirmé que les enjeux et les défis du dérèglement climatique sont considérables, et «nous ne sommes pas à la hauteur » a-t-elle souligné. Pourtant, les objectifs annoncés dans ce rapport sont ambitieux, mais dépourvus de volonté politique mais aussi de pragmatisme. « Quelle est la cohérence lorsque ce rapport vise une baisse des gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030 alors que ceux-ci sont en augmentation entre 2015 et 2017 ? » a-t-elle demandé.

Sur la qualité de l’air et les politiques en matière de mobilité, les inquiétudes sont les mêmes. L’insuffisance de volonté politique nuit à l’efficacité. Le premier contributeur aux émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 52% est le transport, mais la place de la voiture dans la ville est en expansion, et dans le même temps l’arrêt de la piétonisation du centre-ville marque ce manque de volonté d’être sincère dans les objectifs. Et le projet de la 3ème ligne de métro ne répondra pas à l’urgence alors que la transition écologique est indispensable face à ces nombreux enjeux.

Commentant les orientations budgétaires 2019 tels que proposées par la droite de Toulouse Métropole, Pierre Cohen, s’est interrogé sur la logique qui a prévalu. Alors que l’État se désengage financièrement, « Les services publics ne doivent pas être remis en cause au bénéfice d’investissements » a-t-il ajouté. « Si à partir de 2020, toute la capacité d’investissement de la Métropole est captée par le financement de la 3ème ligne de métro, que restera-t-il pour financer les autres projets des 37 communes de la Métropole ? » a-t-il demandé.

Jacques Tomasi, à l’occasion de l’étude du rapport sur le Prix et la Qualité du Service Public d’élimination des déchets, a constaté que le taux de refus de tri se situe autour de 20%, ce qui est considérable. « Cette baisse est-elle liée à la diminution du nombre des ambassadeurs du tri ? » a-t-il demandé. Concernant la collecte du verre qui est la principale prestation de l’élimination des déchets, la qualité du service s’était tellement dégradée que DECOSET a infligé une pénalité au prestataire qui, en conséquence, a fini par se retirer. Cette défection montre notre incapacité à contrôler les grands groupes privés. « Au lieu de chercher un nouveau sous-traitant, n’avons-nous pas intérêt de nous saisir de cette opportunité pour passer en régie ? » a-t-il proposé.