Le Plan local d’urbanisme intercommunal ne répond pas aux grands enjeux

L’enquête publique sur le PLUi-H de Toulouse Métropole est close.
Ce plan ne nous semble pas à la hauteur des enjeux auxquels notre métropole est confrontée, notamment l’augmentation de la démographie, la problématique cruciale de la mobilité, le réchauffement climatique et la question du prix des logements. C’est pourquoi nous avons émis un avis défavorable.

L’adoption d’un Plan local d’urbanisme intercommunal et habitat (PLUiH) rendu obligatoire par la loi, est une bonne chose. Nous nous réjouissons de la nécessité de voter, dans un souci de cohérence, un règlement d’urbanisme commun aux 37 communes de notre métropole, accompagné d’un volet logement.

 Pour autant, nous aurions espéré que le PLUiH s’inscrive dans une logique d’urbanisme de projet et de concertation, lié aux grands enjeux auxquels notre métropole est confrontée, notamment l’augmentation de la démographie, la problématique cruciale de la mobilité, le réchauffement climatique et la question du prix des logements.

Ce n’est malheureusement pas le cas, et ce pour quatre raisons essentielles :

  • Ce PLUiH traduit un urbanisme lié à l’opportunisme plus qu’à une véritable vision d’avenir de la métropole. Il semble davantage satisfaire les intérêts de quelques promoteurs et propriétaires fonciers que de répondre aux besoins immédiats et futurs des Toulousains.
  • Il n’anticipe pas le Plan mobilités 2030. En effet, ce document ne prend en compte que la séquence 2020-2025. Il n’anticipe à aucun moment les effets de la réalisation des infrastructures de transport programmées dans le cadre du Plan Mobilités 2030, notamment la troisième ligne de métro.
  • Il n’apporte pas de réponse probante à la crise du logement et à l’augmentation des prix de l’immobilier. Le concept de densité modérée affiché dans le PLUiH est à double tranchant. Qui dit densité modérée dit logements plus rares et donc plus chers, ce qui risque d’entraîner un déplacement des populations moins fortunées en zone périurbaine. Cette gentrification probable du centre-ville, et plus généralement de Toulouse, est inquiétante.
  • Il ne répond pas aux enjeux environnementaux, qui sont pourtant de véritables enjeux de santé publique.

 Compte-tenu de l’ensemble de ces éléments, les élu.e.s Génération.s, Socialisme et Ecologie de la Ville de Toulouse et de Toulouse Métropole émettent un avis défavorable sur ce projet de PLUi-H.

Lire l’intégralité de la contribution des élu.es du Groupe Génération.s